Pôle missionnaire du Val Maubuée

Eglise Catholique

 Solidarité


 

 

 

 Pastorale des migrants


 


Vous pouvez le télécharger sur le site diocésain de la Solidarité en cliquant sur le lien: http://solidarite.catho77.fr/spip.php?rubrique321

ou bien en ouvrant directement le fichier PDF :  http://solidarite.catho77.fr/IMG/pdf/pdm_pdm_sept2018.pdf


Martine Morançais - Responsable du service diocésain de la Pastorale des Migrants
Tel : 06 28 73 73 87 e-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Extrait du témoignage de Paul et de Tai lors de la JMMR 2018 à Lognes

 

Je viens du Cameroun…je suis arrivé par l’Italie, mais je n’ai pas pu être soigné. Je suis parti en France, où je connaissais quelqu’un…mais sans papier, pas de travail, pas de fiche de paie pas de logement ! C’est très dur pour moi. Alors que je suis encore jeune et courageux, je ne refuserai aucun travail, même pénible. Si on me donne ma chance, je souhaiterai  m’intégrer dans la société comme vous.…en attendant, je participe à ACO et je donne des cours de soutien scolaire au secours catholique…

 

 
 
 
Je m’appelle Tai. Je suis arrivé en France en 1985 à l’âge de 12 ans par la procédure du regroupement familial et aussi  pour fuir la politique économique du communisme au Vietnam. J’ai évolué dans mes études grâce aux mathématiques, malgré mon handicap avec la langue française. Il y avait également d’autres migrants de toutes les couleurs dans ma classe.
Avec ma persévérance, l’aide de mes camarades de classe et surtout de certains professeurs au collège, au lycée et même à l’université, j’ai pu enfin intégrer la vie active.

Maintenant, je suis marié et nous avons un enfant de 3 ans ici présent dans l’église. En rédigeant sur mon passé, en tant que migrant, je me disais que j’ai eu beaucoup de chance. Car aujourd’hui, le regard sur les migrants est moins chaleureux.

Je comprends aussi l’inquiétude des pays d’accueil, tout particulièrement la France avec les récents événements dramatiques. La France est la patrie des droits de l’homme, des associations travaillent à l’écoute et au service des migrants, mais ils sont plus ou moins bien vus aujourd’hui.

Aimez vos ennemis et pardonnez leur car ils ne savent pas se qu’ils font dit le Seigneur.

Oui, Seigneur, personne n’est parfait, car nous tous avons été lâche avec toi et jusqu’à tuer le fils de l’homme, le fils de Dieu.

Notre Pape François, en cette journée Mondiale du Migrant et du Réfugié, nous interpelle sur ces hommes et ces femmes qui frappent à nos portes comme l’occasion de rencontre avec le Christ. Accueillez les, protégez les, les faire promouvoir afin qu’ils puissent s’intégrer dans nos sociétés.

Seigneur toi qui connait nos faiblesses, toi qui a l’audace de confier ton Eglise à l’homme qui ta renié trois fois ; donnes nous cette audace d’aimer notre prochain comme nous même ; de faire confiance aux réfugiés comme notre frère du même Père.

En ce début d’année 2018, je souhaite à tous, une année d’Amour dans le Christ afin que chacun puisse entendre :  «  J’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli » Mt 25,35

 


Association des amis du collectif Romeurope du Val Maubuée
Dont l'action est d'aider les personnes habitants dans les bidonvilles du Val Maubuée dans les démarches liées à l'insertion : emploi, scolarisation, accès à la santé, à la culture et facilitation de leur rencontre avec les habitants
Présidente : Chantal DARTUS (Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)

 

 

 

 

Pastorale de la santé

Vous êtes : 
- une personne malade
- une personne handicapée
- une personne isolée
- une personne agée
- une personne fragilisée
- une famille ou des proches en souffrance
- des professionnels de santé...
Des équipes sont là pour vous accompagner et vous aider !
Le service évangélique des malades recherches des bénévoles
 
Vous pouvez contacter Diane AKPAKI (06 10 54 43 40) si vous souhaiter y participer.
Vous pourrez aussi participer à la Journée des Malades qui aura lieu le 11 février 2020.
 
Le S.E.M. est un service de solidarité en église important.
- Il accompagne des personnes âgées dans les maisons de retraite ainsi qu’à domicile en proposant des visites régulières d’un bénévole pour vivre un temps d’amitié, d’écoute ou de prière selon le souhait de la personne.
- Il anime des célébrations une fois par mois dans les maisons de retraite.
- Ses membres se retrouvent également une fois par mois pour un temps d’échange et de prière à partir de ce que chacun a vécu dans son accompagnement dans les semaines écoulées.
- Des temps forts au niveau du diocèse: formation, récollections sont proposées.
- Le service participe également au pèlerinage diocésain annuel à Lourdes en accompagnant des malades ou des personnes âgées de notre secteur.
 
Le service a besoin de nouveaux bénévoles pour répondre aux demandes qui lui sont adressées
Si vous avez quelques heures de libres dans la semaine,
Si vous avez le désir de vous mettre au service,
Si vous souhaitez vivre un engagement de foi et de solidarité,
Faites-vous connaitre au Centre Saint Paul !
Nous vous accueillerons avec grand plaisir et nous répondrons à toutes vos questions concernant ce service de solidarité…

Témoignage

Porter la communion aux malades : Porter le Christ !
Porter la communion c’est avant tout un service d’Église.
C’est une des fonctions extraordinaires des laïcs au sein de l’église 
Ce ministère demande de s’y être préparé et normalement d’être mandaté.
 
C’est le prêtre qui appelle les ministres concernés et leur remet les custodes en disant :
« Recevez le Pain de vie pour le donner à nos frères absents. Dites-leur que notre communauté prie pour eux et compte sur leur prière ».
 
Mais cela ne suffit pas :
Pour moi c’était un temps partagé et un temps de prières avec Françoise (la mère de mon épouse).
Mais cette rencontre ne s’est jamais improvisée. Chaque semaine après l’envoi en mission du prêtre, j’ai toujours préparé une feuille avec une lecture du jour ou l’Évangile.
Suivant l’état de fatigue de Françoise, c’est moi qui faisais la lecture, autrement c’était elle qui lisait le texte.
Un petit échange suivait.
 
J’ai également toujours préparé des intentions de prière ciblées, sur un ou 2 événements, mais les principales portaient sur sa famille, enfants, petits-enfants, et arrières. Puis la récitation du Notre Père, (en se tenant les mains), et l’échange d’un signe de paix.
 
Après « Heureux les invités au repas du Seigneur » elle recevait le Corps du Christ.
Notre temps de prière s’est toujours terminé par la récitation de la prière à Marie.
La communion était l’un de ses soutiens : impossible de se déplacer !
Elle a eu une vieillesse entourée, mais surtout une vie bien remplie.
 
Pour celui qui apporte la communion, c’est une expérience de foi et un bel exemple du Vivre Ensemble.
 
Pour en savoir plus :

Pierre Osorio


Pastorale des personnes handicapées - C'est un mouvement  d'amitié, de partage, rassemblant des personnes handicapées, leurs familles et leurs amis
Responsable diocésain - Frère Marc de Jésus serviteur - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - tel : 06 11 11 11 37
Fraternité chrétienne des personnes malades et handicapées
Père Andrée DUMORTIER - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - tél 06 32 06 71 51
Relais lumière espérance
Ils accueillent, rassemblent et soutiennent humainement et spirituellement, les personnes dont un proche - parent ou ami - souffre de troubles psychiques
Responsable Hubert PEIGNE - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - tél 06 60 22 58 8
Vous êtes soignants, médecins...
Venez partager votre expérience de professionnel dans le dialogue et l'amitié au sein du monde de la santé
Contact  06 60 42 11 81
Agir pour vous aider : le deuil... AGAPA
Vous êtes accompagné et soutenu suite à la perte d'un enfant à la naissance ou à une maternité qui n'a pu être menée à terme.
Contact  tél 06 33 27 59 83 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
 

Projet  de loi bioéthique - 2019

Lisez la lettre ouverte de de Mgr Jean-Yves Nahmias, envoyée aux parlementaires de Seine-et-Marne, à l’occasion du projet de loi sur la bioéthique.

Meaux, le 30 septembre 2019

Madame, Monsieur,

Depuis le 24 septembre a commencé en séance publique à l’Assemblée Nationale l’examen du projet de loi relatif à la bioéthique.

Comme évêque et comme citoyen, je mesure la charge de travail qui vous incombe pour entrer dans le discernement nécessaire. Je voudrais vous dire l’estime que j’ai pour votre travail d’élu et, en même temps, je vous avoue mon inquiétude sur certains aspects du projet de loi.

Jusqu’ici, la PMA était réservée à un usage thérapeutique pour aider les couples infertiles. Faire passer la PMA de l’usage thérapeutique à une réponse à des désirs individuels me semble un chemin périlleux. Chacun voit bien les difficultés que cela pose. La question de la filiation : qui sera la mère dans le cadre d’un couple homosexuel ? Quel accès à l’identité paternelle ? Sur le principe d’égalité, ce chemin n’ouvre-t-il pas l’accès inévitable à la procréation via la GPA ?

Certains disent que ces pratiques sont libres à l’étranger et qu’il faut bien trouver un statut juridique pour ces enfants qui vont grandir en France. D’autres ajoutent que beaucoup d’enfants ne connaissent pas leur père et que cela ne les empêche pas de vivre heureux. Malheureusement, ces enfants font les frais des relations difficiles entre leurs parents ou d’accidents de la vie que nous ne souhaitons à personne. Devons-nous faire entrer dans la normalité le fait de ne pas avoir de père ?

Le champ de la recherche sur l’embryon est sans cesse élargi. Jusqu’où cela ira-t-il ? Nous comprenons tous que s’il est possible de trier avec succès les ovocytes cela conduira à une forme d’eugénisme.

Je sais l’importance de la recherche et je sais combien notre monde évolue vite, mais il faut savoir proposer des garde-fous et des cadres. Nous voyons tous chaque jour les dégâts que notre technologie a infligés à la nature : ne reproduisons pas les mêmes erreurs avec la vie humaine.

Durant les prochaines semaines, vous serez amenés à vous exprimer sur ce projet de loi fondamental. J’espère profondément que votre réflexion personnelle et votre travail de parlementaires aboutiront à une loi qui garantira auxgénérations futures le respect de la personne humaine.

Je vous prie de croire à ma prière pour chacun de vous.

Mgr Jean-Yves Nahmias
Évêque de Meaux

 Secours Catholique


Secours Catholique Stade de la Malvoisine 34 ter (ou T), Cours du Buisson 77186 NOISIEL - Tél : 01 60 05 83 97

La boutique solidaire qui va ouvrir au sein du Secours Catholique et qui a besoin de bénévoles pour la faire fonctionner : Vous pouvez vous faire connaître auprès d’Anne LACASSAGNE ou de Régine TADJA (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).


 

 

Une journée fraternelle en 2021, pourquoi pas ?

Le Secours Catholique de Seine et Marne invite ses bénévoles, familles accueillies, amis et partenaires à partager une journée d’amitié, de joie et d’échanges sur ses 5 territoires. Le dimanche 3 octobre 2021
 
Pour le Val Maubuée nous nous retrouverons de 10 h 45 à 16 h à Notre Dame du Val à Bussy saint Georges. Les paroisses et paroissiens du secteur sont associés à cette journée au travers d’une intention de prière commune.
Vous êtes cordialement invités à nous rejoindre en vous inscrivant :  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Merci par avance de vos prières pour une journée féconde. Équipe locale de Noisiel :  07 57 45 38 48
 

 CCFD Terre Solidaires


 

 - Le CCFD-Terre Solidaire (CCFD = Comité catholique contre la faim et pour le développement) est né en 1961 à l’initiative de la Conférence des évêques de France. Son action prend racine dans la doctrine sociale de l’Église.

- Le CCFD-Terre Solidaire est devenu la première ONG française dans le domaine du développement, et son expertise est reconnue bien au-delà des milieux confessionnels. Il s’appuie sur un réseau de 15 000 bénévoles pour sensibiliser nos concitoyens à la solidarité internationale et mène des actions de plaidoyer auprès des responsables politiques afin que ceux-ci prennent en compte cet enjeu dans leurs décisions.
- Le CCFD poursuit un travail d’analyse des causes de la faim et du mal-développement dans le monde qui lui permet de faire des propositions concrètes afin de faire évoluer les lois et les réglementations pour bâtir un monde plus juste. Et il agit sur le terrain en soutenant localement des centaines de projets : en 2019, 697 projets sont soutenus au sein de 66 pays.

Pour découvrir nos projets et nos actions, site internet : http://ccfd-terresolidaire.org

Sur le pôle missionnaire du Val Maubuée :
L’équipe locale compte 7 bénévoles. Nous nous réunissons régulièrement pour échanger les nouvelles et mettre en place les différentes actions : soirée d’information, campagne de Carême, quête nationale, les km soleil avec les enfants du catéchisme, le plaidoyer envers les élus locaux et nationales (contre les agro-carburants, les paradis fiscaux et aujourd’hui sur la Responsabilité Sociale et Environnementale des entreprises) …

Pour plus d’information, contacter M. Patrice Delaporte Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Responsables: Patrice DELAPORTE et Maurice BESTOSO : 01 60 06 37 12


 

Le chant des pèlerins de Compostelle

Tous les matins nous prenons le chemin, Tous les matins nous allons plus loin,

Jour après jour la route nous appelle, C’est la voix de Compostelle !

Ultreïa ! Ultreïa ! Et susseïa ! Deus adjuva nos !

 

Un jour, lors d’une réunion de l’équipe locale du CCFD-Terre Solidaire, il y en a eu un qui a dit : « ça vous dirait, de faire le pèlerinage de Compostelle? Tous ensemble ? Moi j’en ai envie depuis longtemps… » Silence… Puis l’enthousiasme, pour tous et chacun.

Pourquoi ? Nous ne nous sommes pas posé mutuellement la question. Certains savaient peut-être, d’autres pas. Il peut y avoir tant de réponses ! Nous nous entendions bien, mais ne nous connaissions pas tant que ça ; nous nous savions très différents les uns des autres, mais engagés dans le même souci de l’Autre.

Nous sommes partis en août 2011, du Puy en Velay. Pour 8 jours. Un départ très fort, très émouvant. Des dizaines d’autres pèlerins, venus du monde entier, l’Envoi par l’évêque du Puy, l’aube qui se lève, « à tout à l’heure, Marie-Paule ! Tu prends la voiture, seule… », le chemin, la marche, le paysage, les autres pèlerins, la troupe s’étire, on se tait, on se parle, on se salue « ton prénom ? tu viens d’où ? tu vas où ? », on s’éloigne, on s’arrête, une petite prière dans une chapelle, on repart, on se reconnaît, on s’encourage, « Ultreïa ! », on regarde, on admire, on marche, Marie-Paule roule, et attend… 8 jours, c’est trop court !

 

Nous rallongerons la durée de nos étapes à 10 puis 15 jours, pour arriver cette année 2016 à Santiago et jusqu’au « bout du monde », Fisterra et Muxià. Et nous y sommes arrivés ! Tous les six ! Avec des hauts, des bas, des accidents de parcours, des agacements et des moments d’enthousiasme, des barres de rire et des moments de spiritualité intenses… Nous avons découvert des pays, des gens dans ces pays et leurs sourires, des pèlerins qui marchaient, comme nous ou pas du tout comme nous, mais leurs sourires, et nous six, nous étonnant de toutes ces merveilles : « tu as vu ? tu as entendu ? ».
 
Nous avons découvert, nous sommes en train de découvrir…que nous l’avons fait. Mais c’est trop frais encore pour des conclusions ; je cite une petite jeune fille canadienne, qui m’a dit, vers la fin du pèlerinage : « Quand je rentrerai, ils vont me dire : ‘Comment c’était, alors, le Chemin de Compostelle ?’ Je leur répondrai : ‘Ce n’est pas le chemin dont je peux parler, mais mon chemin !’Ils demanderont : ‘C’était comment, alors, ton Chemin ?’ Et moi, je ne saurai pas quoi dire... Je pense que je leur dirai : ‘ Je ne peux pas vous expliquer. Il faut que vous y alliez vous-mêmes…’ ». A notre retour, nous avons été instantanément happés par notre quotidien. Nous y repensons souvent, nous cherchons les effets de notre Chemin. Au fond, que signifie le fait d’être arrivés ? « Lorsque vous serez revenus chez vous, dit le Père José-Maria Maroquin, dites-vous que vous êtes encore sur le chemin, et que vous y serez désormais toujours, car c’est un chemin qui ne connaît pas de fin. Sachez-le et ne l’oubliez jamais ». Ainsi nous sommes devenus, les uns pour les autres, les « Compagnons du Chemin » Maurice, Marie-Paule, Patrice, Christine, Guy, Maurice, et Marie-Claire qui a fait deux années avec nous.
 

 

 

 

 

L

 

 

 

 

 Action des chrétiens pour l'abolition de la Torture




 


« …..Je ne crois pas au droit du plus fort, au langage des armes, à la puissance des puissants. Je ne veux croire qu’aux droits de l’homme, à la main ouverte, à la puissance des non-violents. »

Dom Helder Camara « Credo pour la paix »


Appel du mois d'octobre

J’AGIS POUR QUE MOHAMED LAMINE HADDI SOIT LIBÉRÉ

Journaliste et défenseur sahraoui des droits humains, Mohamed Lamine Haddi est arrêté en 2010 comme d’autres prisonniers de Gdeim Izik. Depuis juillet 2017, il est à l’isolement. Début 2021, en signe de protestation, il a mené une grève de la faim de 69 jours.

 

 

Le 21 / 09 / 2021

Arrêté pour son engagement en faveur des droits des Sahraouis

En octobre et novembre 2010, comme de nombreux autres Sahraouis, Mohamed participe au camp de Gdeim Izik. Cette mobilisation vise à dénoncer les discriminations dont les Sahraouis s’estiment être victimes de la part du gouvernement marocain. Le 8 novembre, ce camp est violemment démantelé par les autorités marocaines. Des affrontements éclatent entrainant la mort de plusieurs personnes dont des policiers marocains. Bien qu’absent du camp lors des évènements, il est arrêté le 20 novembre 2010 comme des centaines d’autres Sahraouis. Parmi eux, 25 militants politiques et défenseurs des droits sahraouis dont Mohamed, sont accusés du meurtre des policiers.

Il subit alors des mauvais traitements et actes de torture. Il est forcé de signer des aveux. Comme ses coaccusés, il fait face à une justice inique et est condamné à 25 ans de prison le 19 juillet 2017. Depuis lors, il est placé à l’isolement et n’est autorisé qu’à une heure de sortie par jour. En décembre 2020, tous ses effets personnels lui sont confisqués. Mohamed se met en grève de la faim le 13 janvier 2021 pour protester contre les multiples violations à son égard et pour attirer l’attention sur ses conditions de détention.

Une grève de la faim de 69 jours

Sans nouvelle, la mère, la sœur et le frère de Mohamed se rendent le 1er mars 2021 à la prison de Tiflet 2 où il est détenu. Leur visite est refusée et ils sont brièvement arrêtés par la police marocaine pour troubles devant l’entrée de la prison. Le 22 mars, au bout de 69 jours, les gardes pénitentiaires le nourrissent de force avec une sonde nasogastrique et des injections de vitamines, sans qu’aucun soin médical ne lui ait été fourni. Il dit alors souffrir d’une paralysie partielle du côté gauche, de douleurs à l’estomac, aux reins et à la main gauche, et de pertes de mémoire.

Après quelques échanges téléphoniques avec Mohamed, sa mère est à nouveau sans nouvelle de lui pendant plus de trois mois, craignant le pire pour son fils qui est dans un état de santé très préoccupant. Le 16 juillet enfin, elle reçoit un appel de Mohamed qui fait état d’une forte fièvre. Il n’a toujours pas pu voir de médecin et confirme que tout contact avec l’extérieur lui a été interdit par le directeur de prison en représailles de la mobilisation de sa famille sur son cas.


 

 

Retour sur la nuit des veilleurs 2021 - ACAT

        Le 28 juin 2021, catholiques et protestants du Val Maubuée se sont retrouvés, fidèles à ce rendez-vous annuel qui reste un temps fort incontournable de prière mais aussi d’information et d’action. Ni le contexte pandémique, ni le match de foot de l’Euro n’ont fait obstacle ! Une cinquantaine de personnes ont vécu avec intensité ce temps de partage.
 
« Toi que l’on a brisé sur un lit de torture…je veux être ta voix... »
C’est avec ce chant de Mannick que notre veillée a débuté.
 
        Comme chaque année, un certain nombre de victimes étaient confiées à notre prière. Nous avons découvert leur histoire au travers de lettres, écrites à partir de documents bien réels. Chaque visage était projeté sur écran. Ainsi prenait chair ce qui aurait pu être reçu comme une information sur des situations dramatiques auxquelles nous nous sommes peut-être trop accoutumés: La répression féroce des défenseurs des droits des plus pauvres au Mexique avec KENIA INES, les tortures subies par le peuple sahraoui avec MOHAMED LAMINE, la persécution religieuse en Égypte de RAMI, la violence et la corruption des conflits politiques au Congo avec ANDRE OKOMBO, l’insupportable chape de silence imposée en Chine à tous les défenseurs de la vérité avec le calvaire de ZHANG ZHAN …
 
        La petite flamme des bougies peu à peu venait illuminer les portraits des victimes.
 
        La parole partagée du livre des Juges « Va avec cette force que tu as », les chants, les temps de prières et de silence ont rythmé notre veillée. Une séquence vidéo nous a permis de mieux comprendre la situation des prisonniers ouighours dont nous soutenons un des leurs depuis plusieurs années. 
        Nous avons été invités à prolonger notre prière par l’action en écrivant un mot de soutien aux victimes.
        L’intercession pour les bourreaux, l’action de grâce pour les prisonniers libérés ont conclu notre soirée, laissant, comme toujours, la porte ouverte à l’Espérance.
        Nous nous sommes attardés ensuite de longs moments pour discuter en petits groupes, comme si, après l’intensité de ces instants partagés, nous avions besoin de rester encore un peu ensemble.
        Puis nous nous sommes séparés, nous donnant rendez-vous à la prochaine Nuit des Veilleurs … mais bien convaincus qu’en attendant ce moment, il nous fallait rester VEILLEURS ET ACTIFS.
Anne Bauduceau,
Coordinatrice du Groupe ACAT du Val Maubuée


L’ACAT est une ONG chrétienne de défense des droits de l’homme créée en 1974. Association loi 1901, elle est reconnue d'utilité publique et d'éducation populaire. 

 L’ACAT combat la torture et défend l’abolition de la peine de mort, ainsi que le droit d’asile partout dans le monde, sans distinction idéologique, ethnique ou religieuse. 

Comme chrétiens, nous refusons la pratique de la torture et agissons pour son abolition, en accord avec l’article 5 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 : Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

 Les trois piliers de l’ACAT : agir, prier, être œcuménique

 Agir :

  • Envoi de lettres d’intervention aux autorités pour dénoncer la pratique de la torture ;
  • Soutien par envoi de lettres aux prisonniers victimes de la violence d’Etat et à leur famille ;
  • Sensibilisation des chrétiens au scandale de la torture ;
  • Education aux Droits de l’Homme en milieu scolaire.

 Prier :

  • Pour les personnes torturées et pour les tortionnaires, afin qu’ils retrouvent leur dignité d’homme. La « Nuit des Veilleurs » est une chaîne de prière relayée dans le monde entier à l’occasion de la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture.

 Etre œcuménique :

  • L’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture est une association œcuménique, internationale, fondée en 1974 par deux femmes protestantes.

 Action, prière et œcuménisme sont efficaces : chaque année nous mettons fin au calvaire de plus de 200 hommes, femmes et enfants

 


Site internet : https://www.acatfrance.fr

Equipe locale du Val Maubuée : Anne BAUDUCEAU (tel. 06 81 42 89 41)


 Chemin de croix à Torcy le 29 mars 2019 avec l'ACAT