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Les arbres dans la Bible (cliquez pour info)  

Vendredi 01 Mai 2020,

En attendant des jours meilleurs, à travers ses tableaux, le Père Régis Martin vous invite à une balade parmi les arbres de la Bible. 12 arbres, 12 extraits de la Bible, deux textes d'accompagnement qui invitent à une méditation printanière.

Ces toiles ont fait l'objet d'une exposition déjà présentée dans différentes églises.

 
 
LE CHENE - 1
L’étymologie hébraïque du mot « chêne » évoque la dureté et la force. C’est un arbre accueillant, offrant son ombre. Souvent isolé, il est  un repère vu de loin et sa longévité lui permet de voir défiler les générations à son abri. C’est sous le chêne de Moré (Genèse 2/6) que le Seigneur apparaît à  Abraham. Puis sous le chêne de Mambré avec la visite de trois voyageurs venant lui annoncer la naissance d’un fils !   (Genèse 18/1.2)
Symbole de puissance, de fierté, de gloire, le chêne était également le lieu d’inhumation pour les défunts que l’on voulait distinguer.
     SUR LA TOILE :
     Comme le rapporte le livre de la Genèse au chapitre 18, « Le Seigneur apparut à Abraham au chêne de Mambré … au plus chaud du jour… » ! Ici, le jaune en fond de toile dit à la fois le soleil à son zénith et la révélation de ces trois personnages venant annoncer la naissance prochaine d’Isaac. Quant au vert des feuilles de chêne aux tonalités différentes, pourquoi ne pas y voir l’éclosion pour certaines, la maturité pour d’autres, la vieillesse pour d’autres encore : « Abraham et Sara étaient vieux, avancés en âge » (Genèse 18/11) et l’esquisse de certaines de ces feuilles pour  annoncer la venue d’Isaac !
 
 
L’AMANDIER - 2
A la fin de l’hiver, l’amandier annonce la venue du printemps. Il est le premier arbre à fleurir.
Son nom hébreu est « shaked » que l’on peut traduire par « veilleur ».
La parole du Seigneur me fut adressée : « Que vois-tu Jérémie ? » Je dis «  c’est une branche d’amandier que je vois ». Le Seigneur me dit : « Tu as bien vu, car je veille sur ma parole pour l’accomplir ». (Jérémie 1/11-12)
Son fruit, l’amande était considérée comme un mets délicat par les Israélites. Ainsi, quand Jacob voulut gagner la faveur du pharaon d’Égypte, il lui envoya comme présent des amandes, l’un des “plus beaux produits du pays”. (Genèse 43/11).
Les délicates fleurs d’amandier, quant à elles, constituaient le motif de décoration du candélabre de l’Arche d’Alliance. (Exode 25/33-34).
 
SUR LA TOILE :
Feuilles d’amandier de différentes couleurs dont certaines sont d’authentiques, posées comme sur la page d’un herbier. Sur l’une de ces feuilles apparait le dialogue entre Le Seigneur et Jérémie : « Que vois-tu Jérémie ? » Je dis «  c’est une branche d’amandier que je vois ». Le Seigneur me dit : « Tu as bien vu, car je veille sur ma parole pour l’accomplir ». (Jérémie 1/11-12)
L’ensemble se présente comme un moment de fête par le jeu des couleurs et le jeu des feuilles tantôt en étoile, tantôt en éventail.
                                                                                                                                                                                
LE CEDRE - 3
 
Voici l’arbre le plus majestueux. Par sa taille il domine toute la forêt. Son bois parfumé et imputrescible éloigne les insectes et les vers. Cité à plusieurs reprises dans l’Ancien Testament, il symbolise l’immortalité.
Le bois de cèdre a permis de construire l’armature des bateaux, la charpente des maisons et a contribué largement à l’édification au temps de Salomon du temple de Jérusalem.
« Une maison solide et immortelle pour un Dieu immortel ! Et la vie du juste est aussi imputrescible qu’un cèdre. »
Le juste poussera comme un cèdre du Liban ; planté dans les parvis du Seigneur, il grandira dans la maison de notre Dieu. » (Psaume 91)
 
SUR LA TOILE :
Quel plus bel arbre que le cèdre ! Dominant toute la forêt, sa cime n’a pour décor que le bleu du ciel !
Comme des bras ouverts vers les cieux à la rencontre du Seigneur, et Lui de nous dire :
Le juste poussera comme un cèdre du Liban ; planté dans les parvis du Seigneur, il grandira dans la maison de notre Dieu. » (Psaume 91)
 
 
LE GRENADIER - 4
 
Le grenadier est l'une des 7 espèces dont Dieu bénit la terre d'Israël. Sa floraison d'un beau rouge a toujours symbolisé l'ardeur amoureuse. Son fruit a été l’une des inspirations de l’un des plus beaux chants d'amour de l'Humanité : le Cantique des Cantiques.
“Tes lèvres sont comme un fil d’écarlate et ta bouche est charmante ; ta tempe est comme une tranche de grenade à travers ton voile. ” (Cantique des cantiques  4/3)
Ses nombreuses graines sont un symbole de fécondité, de savoir et de sagesse. Ce symbole s’est enraciné dans les traditions juives au point qu’on attribue à ce fruit 613 graines représentant les 613 commandements du judaïsme.
Au Jour de l’an (Roch Hachana) la bénédiction sur la grenade a également une valeur symbolique : “Puisse nos mérites se multiplier comme des grains de grenade. ”
 
SUR LA TOILE :
Parmi ses feuilles éclot une fleur d’un rouge pourpre ; le grenadier fait ainsi l’objet de nombreuses citations dans la Bible dont une ici rapportée, celle du Cantique des Cantiques où fleur et fruit y sont chantés en de multiples périphrases.
« Viens mon bien-aimé, allons aux champs. Si les grenadiers sont en fleur, alors je te ferai le don de mon amour … » (4/13)
                                                                                                                                                                               
LE SAULE - 5
   
Le saule – salix babylonica – est appelé saule pleureur au vu de ses branches courbées vers la terre. C’est un arbre vigoureux. Un arbre sous lequel on peut se réfugier ; son feuillage tombant jusqu’au sol.
Les Hébreux sont en exil à Babylone. Même s’ils ont emportés avec eux leurs harpes, ils ne veulent plus ni chanter, ni jouer de leurs instruments :
« Au bord des fleuves de Babylone nous étions assis et nous pleurions,  nous souvenant de Sion ; aux saules des alentours, nous avions pendu nos harpes… 
Comment chanterions-nous un chant du Seigneur  sur une terre étrangère ?
Si je t'oublie, Jérusalem, que ma main droite m'oublie !  (Psaume 136)
 
SUR LA TOILE :
En fond de toile, une carte du Moyen-Orient, il nous faut chercher Babylone et Jérusalem !
C’est à Babylone que les hébreux sont en exil et leur espérance, retourner à Jérusalem. Ils pleurent sous les saules.
Ici, les feuilles dont certaines sont porteuses des lamentations de ces exilés en partagent leur  chagrin.
« Au bord des fleuves de Babylone nous étions assis et nous pleurions »  (Psaume 136)
 
 
LE RICIN - 6
 
Le ricin est un arbrisseau d’origine tropicale. Il pousse rapidement, peut atteindre quatre mètres et ses larges feuilles offrent une ombre bienfaisante à celui qui s’y abrite.
Jonas en appréciera la fraîcheur jusqu’au matin ! 
Le Seigneur Dieu donna l’ordre à un arbuste, un ricin, de pousser au-dessus de Jonas pour donner de l’ombre à sa tête et le délivrer ainsi de sa mauvaise humeur. Jonas se réjouit d’une grande joie à cause du ricin.
 Mais le lendemain, à l’aube, Dieu donna l’ordre à un ver de piquer le ricin, et celui-ci se dessécha ! Jonas fut frappé d’insolation. Se sentant défaillir, il demanda la mort et ajouta : « Mieux vaut pour moi mourir que vivre. »  (Jonas 4/6-11)
 
SUR LA TOILE :
De larges feuilles offrant une ombre bienfaisante ! C’est ce qu’offre le Seigneur à Jonas. Il y met tout son cœur !
Feuilles aux couleurs chatoyantes s’élançant vers le prophète dans une brassée d’amour.
Mais Jonas est resté rebelle à la mission que lui a confiée le Seigneur. Alors, au petit matin,  les feuilles retombent jusqu’à faner et le ciel de s’obscurcir !
Le dialogue entre le Seigneur et Jonas est transcrit sur chacune des deux feuilles, blanche pour le Seigneur, sombre pour Jonas ! 
                                                                                                                                                                              
 
L’OLIVIER - 7
 
Sans doute l’arbre le plus emblématique de la Bible !
Le rameau d’olivier est depuis la plus haute Antiquité un symbole de paix. Dans l’épisode du déluge, il marque pour Noé et ses fils la fin de la tempête : “La colombe revint vers Noé sur le soir, tenant dans son bec une feuille d’olivier fraîche. (Genèse 8/11)
Son fruit donnera de l’huile qui permet d’éclairer la nuit, de réchauffer le corps, de le panser, de le parfumer. De l’oindre aussi, c’est-à-dire d’y faire pénétrer à l’intérieur une bénédiction qui demeure. « Par cette onction d’huile sainte que le Seigneur, en sa grande bonté, vous réconforte par la grâce de l'Esprit Saint ».  
On ne peut oublier l’ultime prière de Jésus au Mont des Oliviers alors que ses disciples dorment !
 
SUR LA TOILE :
Ces rameaux d’olivier épousent différentes couleurs pour illustrer la variété des symboles attachés à cette plante. La paix illustrée par la colombe revenant vers Noé, une feuille d’olivier dans son bec. Les rameaux agités par la foule lors de l’entrée de Jésus à Jérusalem, la prière de Jésus au Mont des Oliviers. Au centre de la toile, un rameau est composé de passages de la Bible citant l’olivier.
Certaines feuilles sont restées en esquisse, à chacun de les recouvrir de sa propre interprétation.  
 
 
LE FIGUIER  - 8
 
S’il est dans la Bible le premier arbre appelé par son nom, puisque Adam et Eve, quand leurs yeux s’ouvrirent « ils surent qu’ils étaient nus. Ils cousirent ensemble des feuilles de figuier et s’en firent des pagnes » (Genèse 3/6) ; voici un arbre généreux qui peut donner des fruits deux fois par an. Il peut pousser sur des terrains pauvres et pierreux. Un peu d’eau lui suffit. Le figuier aime la discrétion, ses feuilles dissimulent les fruits comme une invitation à les chercher. Il est l’une des 7 espèces  retenues dans le Deutéronome (8/8) : le froment, l’orge, la vigne, le grenadier, l’olivier, le palmier-dattier et le figuier. Le figuier est traditionnellement le symbole de la quête spirituelle. N’était-ce pas la quête de Nathanaël ?
«Nathanaël demande à Jésus : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. »  (Jean 1/48)
 
SUR LA TOILE :
On n’y voit que des feuilles ; caractéristique de cet arbre qui cache ainsi ses fruits comme une invitation à les chercher. Ces feuilles tourbillonnent vers le centre de la toile où l’une d’entre elles attire l’attention. On peut lire sur celle-ci un passage de l’Evangile de Saint Jean (1/43-51). Il rapporte la rencontre de Jésus et Nathanaël caché sous un figuier. Portez donc votre regard vers le bas gauche de cette toile et vous y verrez Nathanaël !
   Le rouge du fond de la toile dit le rouge de la confusion qui fut celle de Nathanaël à entendre ainsi Jésus l’interpeller, mais aussi le rouge de la fête, de l’amour, du sacrifice.                                           
 
LA VIGNE - 9
La vigne est citée 150 fois dans la Bible. Après le déluge, l’Écriture présente Noé comme le premier vigneron, « le premier à planter une vigne ». (Genèse 9/20). Il découvre le vin qu’il vient de produire, il le goûte, le savoure. Le vin lui fait sentir la magnificence de la Création purifiée et rénovée par les eaux du ciel.  C’est pourquoi, dans l’Ancien Testament, le vin est compté parmi les rituels du sabbat, de la Pâque et des noces. Et, dans la continuité des textes bibliques, Saint Jean citera les noces de Cana où, le vin  par sa profusion, manifeste la Gloire du Seigneur. Vin que Jésus, lui qui s’est présenté comme « la vraie vigne et Dieu son Père le vigneron » offrira à ses disciples au cours du dernier repas : « Prenez et buvez, ceci est mon sang versé pour la multitude … » (Matthieu 29/28).
 
SUR LA TOILE :
« Moi, Je suis la vraie vigne » citation que l’on peut lire au centre de la toile sur la feuille de vigne découpée dans une page de l’Evangile de Saint Jean au chapitre 15.
La vigne produit le vin, vin de la fête, boisson des rituels juifs et don de Jésus dans l’eucharistie. Ici, ce sont les différentes couleurs qui en illustrent la richesse. Feuilles de vigne, grappes de raisin et feuilles lumineuses et festives empruntées au peintre Matisse.  
 
 
 
LA MYRRHE - 10
 
La myrrhe, souvent présente dans la Bible est une résine produite par des plantes comme le baumier. Elle fait partie des aromates qui composent l’huile de l’onction sainte lorsque Moïse construit l’Arche d’Alliance (Exode 30/22). On la retrouve dans l’offrande des mages (Matthieu 2/11) et dans les aromates  apportées par Nicodème pour l’ensevelissement de Jésus (Jean 19/39). Elle apparait également dans le livre d’Esther (2/12), le Cantique des Cantiques, comme parfum de la bien-aimée (1/13) et  dans le psaume 44 : « ton Dieu t’a consacré d’une onction de joie. La myrrhe et l’aloès parfument ton vêtement ». (44/8.9)
 
SUR LA TOILE :
De l’or, de l’encens et de la myrrhe !
Les trois présents qu’offriront les mages à l’enfant Jésus sont ici représentés : une branche de baumier d’où est extraite la myrrhe, une couronne d’or dont la forme reprend celle des couronnes posées sur les galettes des rois à l’Epiphanie et en fond de toile, comme un amas de grains d’encens.
En citation, le psaume 44.
 
                                                                                                                                                                        
LE SYCOMORE - 11
 
Si le sycomore est cousin du figuier, il n’en a ni l’élégance ni la prodigalité. Son tronc est massif, pataud et ses fruits justes bons à nourrir les animaux. Il est même dit, dans le livre d’Isaïe : « Ephraïm et les habitants de Samarie, disent avec orgueil et fierté : des briques sont tombées, nous bâtirons en pierres de taille ; les sycomores ont été coupés, nous les remplacerons par des cèdres.… ». (Isaïe 9/9)
C’est du haut de cet arbre que Zachée espère voir Jésus !  (Luc 19/4.5)
 
SUR LA TOILE :
La forme de la feuille illustrant cette toile est la copie reproduite d’une feuille du sycomore de Jéricho que la tradition affirme être encore aujourd’hui l’arbre sur lequel Zachée ait grimpé. Feuille que j’ai délicatement arrachée de cet arbre et rapportée de Jéricho !
Les deux principales couleurs utilisées, jaune et vert, illustrent le dialogue entre Jésus et Zachée. Les feuilles jaunes orientées vers le haut rapportent les paroles de Jésus et l’élan d’attention qu’il porte à Zachée perché dans son arbre en haut à droite. Zachée, lui, est environné de feuilles vertes qui semblent toutes se pencher comme pour écouter ce qui se dit ! Les feuilles reprises en esquisse manifestent l’attention que Jésus porte à Zachée puisqu’elles sont toutes  orientées vers celle sur laquelle apparaissent ses paroles.
Paroles découpées dans une page de l’Evangile de Luc au chapitre 19.
 
 
LE PALMIER - 12
 
La beauté et la majesté du palmier ont inspiré bien des métaphores dans la Bible : «  Le juste fleurit comme un palmier, comme le cèdre du Liban il est  élancé. »
Le palmier se dit Tamar en hébreu. Nom de plusieurs femmes bibliques et qui signifie beau, svelte, élancé, mais aussi "le signe de l'amer". Pour survivre le palmier va chercher l'eau en profondeur ou se contente d'eaux saumâtres ou amères pour donner des fruits d'une grande douceur.
Dans les temps bibliques, les palmiers prospéraient le long de la mer de Galilée. Il y en avait manifestement autour de Jérusalem, puisqu’on utilisait leurs feuilles à la fête des Tentes (Souccot) et qu’on en prit pour saluer l’entrée de Jésus dans la ville  (Jean 12/12-13).
 
SUR LA TOILE :
En fond de toile, le plan de la ville haute de Jérusalem, lieu de la Passion du Christ. Sur le côté gauche, une copie de l’Evangile de Saint Jean. Un passage apparait en rehaut, ce sont les versets 12, 13 et 14 du chapitre 12 rapportant l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem.
Les palmes, par leur couleur, disent la versatilité de la foule. En vert, manifestation de l’enthousiasme de cette foule à l’entrée de Jésus, en rouge une même foule assistant quelques jours plus tard au passage de Jésus portant sa croix. 
 
                                                                                                                      

 

Lieu :  Eglise de Champs sur Marne - (dans quelques mois)
 
 

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